L’embarras est palpable. Face aux frappes iraniennes visant plusieurs pays du Golfe, menées en représailles à l’opération israélo-américaine, l’Algérie a tardé à formuler une condamnation explicite contre Téhéran, rapporte le journal marocain L’Opinion. Les autorités se sont limitées à exprimer leur soutien aux ambassadeurs des États arabes visés par leur allié.
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, les a reçus dimanche, sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune. « Durant cette rencontre, le ministre a fait part de la solidarité pleine et entière de l’Algérie avec les pays arabes frères qui ont été ciblés par les agressions militaires, rappelant le refus catégorique de notre pays de toute atteinte de leur souveraineté nationale et leur intégrité territoriale », a précisé un communiqué publié à l’issue de la réunion.
Ahmed Attaf a rappelé que « l’Algérie se tient toujours aux côtés de ses frères arabes face à ces violations inadmissibles ». Il a, en outre, réitéré la position de son pays appelant à la retenue et à la cessation de toute forme d’escalade, afin de « donner une chance au dialogue » et prévenir un élargissement du conflit. Reste que la diplomatie algérienne évite soigneusement de nommer l’Iran comme responsable des violations qu’elle affirme condamner.
Pour rappel, l’Iran a lancé des centaines de missiles et de drones à travers le Golfe après les frappes israélo-américaines ce week-end. Téhéran a ciblé des sites aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, à Oman, au Bahreïn, au Koweït et au Qatar, clouant des avions au sol. Et ce, alors qu’aucun de ces pays n’avait officiellement pris part à des actions coordonnées avec les États-Unis et Israël lors des premières opérations.
2026-03-03T19:05:30Z