À Montauban, un contrôle routier banal révèle qu’un homme de 67 ans roule depuis des mois avec un permis invalidé. Sa première voiture envoyée à la fourrière, la seconde subira le même sort et l’emmènera devant la justice.
À 67 ans, un automobiliste de Montauban a accumulé les ennuis sur la route. Contrôlé avec un permis de conduire invalidé, sa voiture est partie à la fourrière, puis une seconde a suivi le même chemin après un nouveau contrôle selon Le Petit Journal.
L’affaire s’est déroulée boulevard Gustave Garrisson, à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Un contrôle de la police nationale, un matin de mercredi 25 février 2026, a mis au jour une situation qui durait depuis octobre 2025, avec déjà un premier épisode début janvier. Et l’histoire a continué à se compliquer pour ce conducteur.
L’automobiliste circule sans droit depuis octobre 2025, son permis ayant été rendu invalide à cette période. Selon les informations communiquées, il s’agit d’une invalidation liée au système de points, avec un solde tombé à zéro. Malgré cette notification, l’homme a continué à prendre le volant, ce qui a conduit à un premier contrôle routier début janvier 2026.
Lors de ce premier contrôle, les policiers constatent qu’il conduit alors qu’il n’a plus le droit de le faire. Son véhicule est alors placé en fourrière administrative en ce début d’année. L’homme explique ensuite qu’il a "dû s’acheter un nouveau véhicule, le précédent ayant été placé à la fourrière en début d’années". Quand les policiers le contrôlent de nouveau le 25 février au matin, il est au volant de ce second véhicule, toujours sans permis valide.
Lors de ce second contrôle boulevard Gustave Garrisson, la situation se répète. Les agents de la police nationale consultent le fichier et découvrent que le permis du conducteur est toujours invalide depuis octobre 2025. L’homme, âgé de 67 ans, est interpellé puis placé en garde à vue. Il finit par reconnaître les faits qui lui sont reprochés et, après cette mesure, il repart libre. Il devra toutefois répondre de cette conduite sans permis devant le tribunal correctionnel de la cité d’Ingres, à Montauban, à la fin du mois de mai 2026.
Le Code de la route prévoit des peines importantes pour la conduite malgré l’invalidation, la suspension ou l’annulation du permis. Selon les textes rappelés par les services officiels, la personne qui conduit sans permis validé risque, suivant la situation, jusqu’à 1 an de prison et 15 000 € d’amende, ou jusqu’à 2 ans de prison et 4 500 € d’amende, avec des peines complémentaires possibles. Parmi ces mesures figurent l’immobilisation ou la confiscation du véhicule, l’interdiction de conduire certains véhicules, ou encore une obligation de stage de sensibilisation à la sécurité routière. Dans le cas de Montauban, les deux véhicules de l’automobiliste ont finalement été restitués dans l’attente du jugement, ce qui n’efface pas pour autant la procédure engagée à son encontre.
2026-03-03T18:35:36Z