Lundi, la ville de Biscarosse (Landes) a connu 30,5 °C et a ainsi égalisé son record mensuel datant du 6 avril 2011. L’événement est remarquable : le premier jour de forte chaleur à Biscarosse se situe en moyenne le 6 juin (depuis le début des relevés de 1965) selon Météo France. Ces 30 °C ont donc deux mois d’avance en 2026 ! À Belin-Beliet (Gironde), le seuil de 32 °C a été frôlé avec 31,9 °C enregistrés lundi.
Mardi, le seuil des 25 °C a été franchi dans de nombreuses villes de la moitié nord : Paris (25 °C), Caen dans le Calvados (25,6 °C) et Rennes en Ille-et-Vilaine (25,9 °C). Ces températures se situent 12 à 13 °C au-dessus des normales de saison. À Brest, dans le Finistère, le record mensuel de la température minimale pour un mois d’avril a été pulvérisé mardi : 16 °C au lever du jour, battant le précédent record de 13,5 °C enregistré le 29 avril 1994.
Ces records mensuels enregistrés début avril augurent-ils d’un printemps anormalement chaud, voire même, d’un été 2026 anormalement chaud ? Les relevés météo depuis 1947 montrent qu’il n’y a aucune règle en la matière : en 2007 et 2011 par exemple, les printemps anormalement chauds ont été suivis d’étés sans excès de températures et plutôt maussades.
Super El Niño : le scénario qui se dessine pour 2026 pourrait être le plus violent jamais vu
Mais depuis 2020, l’accélération du réchauffement climatique en France a de plus en plus tendance à favoriser, à la fois des printemps anormalement chauds et des étés anormalement chauds.
Que disent les prévisions saisonnières pour ces prochains mois ? Les mois d’avril, mai et juin sont vus comme probablement un peu plus chauds que la moyenne par Copernicus, l’organisme européen de surveillance du climat. La probabilité de connaître un temps plus chaud que la moyenne au printemps 2026 est plus forte au nord-ouest (en Bretagne en particulier) et au sud-est.
Concernant l’été, les prévisions actuelles sont unanimes… et plutôt spectaculaires ! Copernicus (qui utilise les résultats de huit modèles différents de prévision) estime qu’il est quasiment certain que les mois de juillet et août seront nettement plus chauds que la moyenne.
En juillet, cette probabilité est importante au nord-ouest et au sud-est, encore une fois, mais en août, cette probabilité est importante sur l’ensemble de la France. Il est bien sûr trop tôt pour parler d’un risque de canicule cet été, ou de températures supérieures à 40 °C, mais le risque de connaître des valeurs extrêmes lors de l’été 2026 est bien présent au vu des résultats actuels des modèles.
La conjonction du réchauffement climatique d’origine humaine, avec le retour du phénomène climatique El Niño (probablement même d’un super El Niño lourd de conséquences au niveau mondial) fait planer le risque d’un été anormalement chaud en France.
2026-04-08T15:16:21Z